En quête, j’explore la notion d’identités plurielles par l’hybridation et la mutation du corps. La sculpture comme pour convoquer un autre moyen de me connecter à ce qui me dépasse. Par la forme, le rythme, le touché.

La taille directe consiste à sculpter sans maquette préétablie. Il s’agit d’enlever des strates du bois à l’aide d’un outil qu’on appelle une gouge. Rythmé, structurel et intemporel, ce geste manuel demande temps, rigueur et concentration. Il n’y a pas de retour en arrière possible. De ce geste ancestral pourrait-il jaillir une mémoire profonde, universelle ?
Je taille sec. Brut. Sans artifices. Je taille comme je perçoit le monde. En quête de mémoires. Celle du bois et la mienne, la notre.